Cellules électrochimiques
Ce dispositif regroupe des cellules électrochimiques miniatures utilisées dans le cadre d’un banc de marnage, c’est-à-dire une installation reproduisant à échelle réduite les cycles d’immersion/émersion (marée artificielle) subis par les structures en béton armé exposées en zone littorale, où alternent immersion complète, marnage et embruns. Ces conditions d’exposition — immersion, marnage, embruns — associées à la température, sont des paramètres déterminants du processus de corrosion des armatures, qui s’amorce lorsque plusieurs facteurs comme le pH, la concentration en chlorures, la teneur en oxygène et l’humidité sont réunis au niveau de l’acier. Les cellules électrochimiques peuvent être configurées soit en solution (l’échantillon d’acier ou de béton armé est directement immergé dans un électrolyte, par exemple une solution simulant l’eau interstitielle du béton ou l’eau de mer, pour étudier la cinétique de corrosion en milieu contrôlé), soit sur dalettes de matériaux (petites plaques ou éprouvettes de béton armé instrumentées, permettant de suivre la corrosion des armatures dans un environnement plus représentatif des conditions réelles d’un ouvrage). Ces cellules permettent de réaliser des mesures électrochimiques telles que le potentiel de corrosion, la résistance de polarisation linéaire (pour estimer la vitesse de corrosion icorr) ou encore la résistivité du béton, l’électrode de référence étant reliée à un voltmètre à haute impédance connecté à l’armature en acier pour mesurer son potentiel électrochimique. Le format miniature du banc de marnage permet de multiplier les essais en parallèle et d’accélérer les cycles d’exposition afin d’étudier, sur des durées de laboratoire raisonnables, l’initiation et la propagation de la corrosion des armatures sous l’effet couplé des cycles hydriques, des chlorures et/ou de la carbonatation, en vue de mieux prédire la durabilité des structures en béton armé en environnement marin.
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